Le mot du curé

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A l'apprentissage de la solidarité

Dans le nouveau numéro de Partages, vous trouvez un dossier « l 'apprentissage de la solidarité ». Comment faire se rencontrer ces deux mots ? L'apprentissage, c'est pour moi le difficile et laborieux effort pour se préparer à l'emploi et acquérir des compétences professionnelles. Quant à la solidarité, le mot peut évoquer ce devoir social et moral -peut-être un défi impossible- pour venir en aide à des personnes en difficulté quand on n'a pas le début de la solution.

Mais l'apprentissage de la solidarité, c'est une autre démarche. Comme dans tout apprentissage, on n'est pas tout de suite dans le dur de l'activité. On prend le temps de venir voir, de découvrir, d'écouter et regarder. On prend le temps de rencontrer les personnes, de comprendre ce qu'elles vivent, ce qui les motive, ce qui leur donne la joie.

Dans un apprentissage, on n'est pas laissé seul mais on est encore accompagné, aidé pour éviter les erreurs et simplement pour parler de nos découvertes. Faudrait-il tout cet apprentissage pour entrer en solidarité ? Et pourquoi pas ? D'abord pour éviter des expériences décevantes.

Nous avons une chance à Lille Sud, c'est cette richesse et diversité d'initiatives qui aident à trouver le goût et le bonheur de l'apprentissage. Aujourd'hui, vous découvrirez l'apprentissage solidaire avec Reda, Faïza et leurs maraudes, et avec le conseil municipal des enfants ; vous ferez une pause au « repair café » et vous continuerez votre découverte avec le valdocco et l'orientation des jeunes vers l'emploi, puis avec les scouts où l'on apprend très tôt la joie d'animer un groupe de jeunes.

Pour nous chrétiens, les mystères de Pâques et de Pentecôte nous portent à cet apprentissage qui nous ouvre et nous transforme.

P. Daniel Regnery, curé.
(Edito du Journal Partages Avril 2019)

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